Pour différencier les multiples itérations des Redmi Note 13, mieux vaut être concentré… L’ensemble des Note 13 et 13 Pro partagent des lignes communes, à savoir un dos plat, des tranches plates elles aussi, et une encoche en forme de poinçon en façade, tandis que seul le Redmi Note 13 Pro+ s’offre une coque arrière et un écran aux bordures incurvées. Le smartphone qui nous intéresse ici penche donc résolument du côté des modèles les plus abordables de la gamme, la version “+” faisant bande à part pour mieux se faire reconnaître.
Plutôt léger, le Redmi Note 13 Pro 5G pèse 187 g malgré ses dimensions de 161,2 x 74,2 x 8 mm. Il est on ne peut plus classique avec son pourtour en plastique, ses boutons de réglage situés sur sa tranche droite et un dos vitré qui, à défaut d’employer une coque de protection, attrape poussières et traces de doigts. On note d’ailleurs que Xiaomi n’est pas avare en la matière, puisqu’il livre son appareil avec une coque en silicone.
Le chariot dédié aux cartes nano-SIM se situe quant à lui sur l’arête inférieure du smartphone, à côté du port USB-C. Il peut accueillir deux cartes physiques, à moins que l’utilisateur ne préfère opter pour une seconde carte au format e-SIM.
C’est d’ailleurs une aberration dans le catalogue de Xiaomi : alors que le modèle 14 Ultra, le mieux équipé de son catalogue, ne profite pas de cette option, un produit coûtant moins du tiers de son prix a droit à cette caractéristique de plus en plus utile. S’y ajoute une prise mini-jack logée sur la tranche supérieure du terminal, beaucoup plus courante dans sa gamme tarifaire. Le lecteur d’empreintes digitales se cache sous son écran.
Très semblable aux Redmi Note 13 “tout court”, le Pro 5G s’en distingue par son bloc photo dorsal entouré d’un îlot vitré en légère surépaisseur, quand les modules des Note 13 sont intégrés directement à leur coque.
Ce boîtier n’est pas certifié IP68 à la différence de celui du Redmi Note 13 Pro+ 5G. Il est néanmoins muni de la mention IP54 qui signale sa résistance aux éclaboussures — c’est déjà ça de pris. On note aussi que l’écran du smartphone est protégé par une vitre Gorilla Glass Victus, norme plutôt haut de gamme, et qu’il n’est entouré que de fines bordures noires occupant 90 % de la façade.
S’il arbore une dalle plate, quand le Redmi Note 13 Pro+ 5G était pourvu d’un écran incurvé sur les côtés, le Redmi Note 13 Pro 5G est muni du même écran, ou presque. Il s’agit donc d’une dalle Amoled de 6,67 pouces au taux de rafraîchissement variable entre 60 et 120 Hz (mais sans LTPO) et à la définition de 2712 x 1220 pixels pour une résolution de 446 ppp.
Cet écran est apparu sous nos sondes légèrement moins lumineux que celui du Pro+ avec ses 1315 cd/m², qui toutefois constituent un excellent score et permettent de compenser une réflectance élevée (46,9 %), comme la majorité des smartphones. La dalle peut descendre jusqu’à 2,3 cd/m², ce qui est confortable dans la pénombre. L’aisance est également de mise au niveau du retard tactile, limité à 58 ms. Le temps de rémanence est quant à lui inexistant grâce à l’emploi de la technologie Oled.
S’il est légèrement moins lumineux que celui du Pro+, l’écran du Redmi Note 13 Pro 5G fait légèrement mieux sur le terrain de la calibration. Le mode Intense sélectionné par défaut se traduit par des couleurs un peu trop froides (une température de 7670 K, au-dessus des 6500 K de référence) et un delta E déjà contenu (2,8).
Les dérives se font encore plus minimes quand on opte pour le mode Standard (1,6), et la température de 6615 K signale une colorimétrie beaucoup plus fidèle au signal envoyé à l’écran. Bref, moyennant un réglage tout simple, il est possible de tirer le meilleur de cet afficheur, qui convainc globalement.
À la différence du Redmi Note 13 Pro+ qui s’appuie sur une puce MediaTek, le Redmi Note 13 Pro 5G opte pour un Snapdragon 7s Gen 2 de Qualcomm.
La puce compte huit cœurs, dont quatre Cortex-A78 à 2,4 GHz et quatre Cortex-A55 à 1,95 GHz, complétés par un GPU Adreno 710 et 8 à 12 Go de RAM (8 Go dans la version que nous avons essayée). Le smartphone est à peu près au niveau de son aîné pour le multitâche, ne souffrant pas de ralentissements et offrant une utilisation quotidienne fluide. On note toutefois que l’ouverture des apps manque parfois un peu de vélocité.
Comme le Redmi Note 13 Pro+, le Redmi Note 13 Pro+ mise sur un triple bloc photo composé d’un module principal de 200 mégapixels avec une optique grand-angle, d’un second module de 8 Mpx avec ultra grand-angle, et enfin d’un capteur de 2 Mpx dédié à la macro, mais peu utilisable en soi.
Malgré son poids presque plume, le Redmi Note 13 Pro 5G est doté d’une batterie de capacité légèrement supérieure à la moyenne. Elle affiche effectivement 5100 mAh, contre 5000 mAh pour les autres appareils de la gamme.
Cela ne se traduit pas pourtant par une autonomie record, quoiqu’elle soit satisfaisante. Nous avons chronométré 16 h 53 min d’usage à l’aide de notre protocole de test viSer simulant une utilisation mixte. De quoi tenir une journée loin de tout chargeur.
HyperOS est d’emblée installé sur le Redmi Note 13 Pro 5G, comme sur l’ensemble des nouveaux smartphones de la marque, à l’exception du Redmi Note 13. L’interface est appliquée à Android 14 et se caractérise essentiellement par une intégration fine de l’écosystème connecté de Xiaomi. Comme bien souvent sur les téléphones de la firme chinoise, on regrette avant tout la prolifération des apps préinstallées, qu’il faut péniblement désinstaller pour faire un peu de place.
La gamme Redmi de Xiaomi se perfectionne d’année en année et sa version 13 Pro 5G constitue un bon millésime. L’appareil n’est certes pas parfait, notamment en raison d’un volet photo très moyen à l’ultra grand-angle, mais il offre une prestation très équilibrée tant en matière d’affichage Amoled que de performances et d’autonomie. Le tout est réuni dans un format sans surprise, mais efficace, et légèrement modernisé par rapport au Redmi Note 12 Pro (2023) qui faisait l’impasse sur l’eSIM et le lecteur d’empreintes digitales sous écran.